ADJA FATOU NDIAYE, PRÉSIDENTE DE L’UJEAF : «AVANT DE VOUS ENRICHIR, L’ENTREPRENEURIAT VA VOUS APPAUVRIR»

Présidente de l’Unité des Jeunes entrepreneurs de l’Afrique (UJEAF), Adja Fatou Ndiaye est une jeune entrepreneure ambitieuse. Depuis 2018, elle travaille à promouvoir l’entreprenariat auprès des jeunes africains, à travers des formations sur mesure. Son objectif ultime est de réussir à atteindre zéro chômage en Afrique et mettre ainsi fin à l’émigration clandestine de jeunes africains avec son lot de tragédie dans la Méditerranée. (Voir vidéo en fin de texte).

De la prétention ou de l’ambition ? Qu’importe ! La conviction de Adja Fatou Ndiaye, c’est que ce n’est pas impossible. Il faut juste le vouloir et trouver la bonne stratégie. Dans cette entrevue exclusive avec AfricaGlobe Tv et AfricaGlobe.net, Adja Fatou Ndiaye, présidente fondatrice de l’UJEAF, explique ce que c’est que l’entreprenariat et ses exigences. Consultante, spécialiste en conception de projets et de gestion d’entreprises, elle est à la tête d’un réseau de plus de 1000 jeunes entrepreneurs  à travers le continent à travers l’UJEAF. Pour elle, pour réussir dans l’entreprenariat, il y a des bases à adopter. C’est un long processus. « Avant que l’entreprenariat vous enrichisse, il faut que l’entreprenariat vous appauvrisse», soutient  la jeune entrepreneure. La problématique de l’emploi se pose avec acuité en Afrique malgré la dynamique démographique et la jeunesse de la population. L’entreprenariat pour beaucoup, et de plus en plus, apparaît comme le seul antidote contre le chômage. 

Ainsi, beaucoup s’essaient à l’auto-emploi, mais échouent précocement, voire renoncent très rapidement. Peut-être faute de s’être imprégné de la philosophie de l’entreprenariat et des codes de l’entrepreneur type. Pour sûr, pour Adja Fatou Ndiaye, on ne devient  pas entrepreneur parce qu’on a échoué dans autre chose, on ne devient pas entrepreneur à succès en un laps de temps après qu’on se soit lancé, on ne devient pas entrepreneur si on n’est pas prêt au sacrifice. Être entrepreneur c’est un état d’esprit, c’est de la patience, de la détermination, des sacrifices, assure Adja Fatou.

Le triste constat qu’elle fait c’est que des jeunes sortent de la formation supérieure  bardés de diplômes, parfois jusqu’au doctorat et incapables de trouver du travail. Ils se retrouvent à courir derrière un hypothétique emploi, au mieux des cas, ils se retrouvent interminablement stagiaires. C’est contre tout cela que veut lutter l’UJEAF.

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