COVID 19 OU LA PIQÛRE DE RAPPEL ? QUAND L’HUMANITE EST MENANCEE PAR LA CUPIDITE DE L’HOMME

Ce n’est que justice ! A-t-on la soudaine envie de s’exclamer ! Ces animaux qu’on tue, ces animaux dans toute la plénitude de leur innocence que l’Homme traque, chasse, écrase, extermine sans raison valable, eh bien ces mêmes animaux à leur tour tuent l’Homme, le chasse et le disperse par tous les  vents de panique. 

Et nous avons envie de nous lamenter à nos tristes sorts ? Accuser à tort le destin de nos propres turpitudes et stupidités ? 

Avant le développement de la science, je veux dire cette partie de la science qui a développée chez l’Homme plus de ruses et de scélérates intrigues, ces animaux vivaient dans un  écosystème mu par les lois qui lui sont propres. C’est-à-dire qu’on mangeait et on se faisait manger sans tricher. 

L’Homme le premier a triché. Il a outrepassé son droit à la protection et a lorgné dans la vie des autres, les peuples de l’écosystème. 

Autrefois, Montesquieu lançait une boutade célébrissime au sens « du pouvoir qui arrête le pouvoir » pour ne pas qu’un prince habiter par la folie de grandeur se livre comme il est souvent  de coutume à de dérives autoritaires. Aujourd’hui, pour ce qui me regarde, je défends cette approche : 

« Il faut que la raison arrête la sottise dans la conduite d’actions quotidiennes des humains avant que la sottise, transcendant la raison ne soit un frein à la marche de l’humanité ».

La science, celle qui a donnée à l’humain le pouvoir de dompter la nature, de vaincre ses hostilités, de sonder les mystères du Cosmos pour le bien être de l’humanité, de réduire les distances et « d’effacer » les frontières pour que d’un bout du monde à l’autre se développent de sentiments de fraternité et de convivialité entre les Nations cosmopolites et cosmopolitiques qui peuplent l’univers nous a été, à nous, peuples de cieux divers mais peuples du monde diversifié, d’une utilité inestimable.

Mais la science, celle qui a été à l’origine du développement d’idées intrigantes pour que de nos fraternités se substituent animosités et violences injustifiées, celle qui est à l’origine d’inégalités et de balkanisation des sociétés, celle qui agresse la nature et tue par fréquence inestimable et exaspérante Hommes et bêtes , réduit à néant leurs biens, leurs chasse de leurs terres  et les rends aux geôles de la misère, eh bien cette science-là est d’une absurdité totale et contraire à toutes les notions de convenance.

Alors que la pandémie du coronavirus fait rage d’un bout du monde à l’autre, drainant au quotidien une marée de victimes, la question sur l’agent pathogène ou l’origine de la maladie divise. 

D’un côté ceux qui l’attribuent à d’animaux sauvages achetés sur le marché de Huran, région de la Chine d’où est partie l’épidémie qui a finalement virée à la pandémie et, de l’autre, ceux qui développent la thèse d’une fabrication du virus dans quelques laboratoires scientifiques de la même ville. 

Dans tous les cas, autrement qu’il s’agisse de l’une ou de l’autre des hypothèses, une chose est certaine : la responsabilité de l’Homme dans cette catastrophe sanitaire qui maintien la terre entière en situation de ralentissement à tout point de vue. 

Face aux mesures préventives prises ici et là par les Etats, entre fermeture de frontières, confinement des populations et opérations de sensibilisations, le monde s’interroge : Covid 19 ou la piqûre de rappel ?

En attendant un retour au normal, il urge aujourd’hui de s’interroger sur un certain nombre de comportements aberrants ayant depuis toujours menacés l’humanité sur son devenir. Ces comportements sont pour l’essentiel de deux ordres : 

Le dangereux progrès d’une certaine «science inconsciente » et les « stupides agissements » de l’Homme sur la nature. 

Une fois qu’on aura régler avec ces deux phénomènes, l’humanité peut-être trouvera-t-elle une raison valable d’espérer un sursis ! Car de toute évidence, elle est condamnée et cela ne date pas d’aujourd’hui. Il aura sans doute fallu le Covid19 pour fouetter les consciences. Mais il faudra aller bien plus loin qu’une simple piqûre de rappel si l’on tient réellement à préserver la terre d’une catastrophe certaine.

Alpha Oumar DIALLO

Auteur, Analyste politique, chroniqueur et consultant médias

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