DONALD TRUMP, GUÉRI DE LA COVID-19 PAR UN TISSU FŒTAL AVORTE, JOUE A L’HYPOCRISIE SUR LE DOSSIER DE L’AVORTEMENT

A vingt-huit jours du scrutin, le président républicain, tout juste sorti de l’hôpital après sa contamination par le virus du Covid-19, est, mardi 6 octobre, d’ailleurs reparti à la charge sur le dossier de l’avortement en consacrant deux tweets matinaux aux interruptions volontaires de grossesse (IVG), comme pour rassurer sa base.

«Biden et les démocrates viennent de dire clairement qu’ils soutiennent entièrement les AVORTEMENTS (très) TARDIFS, jusqu’à la naissance, et au-delà, ce qui serait une exécution», a-t-il assuré, en appelant ses partisans à «VOTER» le 3 novembre.

D’ après Cnews qui relaie ces informations, La veille, le candidat démocrate avait rappelé que, s’il était élu, il chercherait à inscrire dans la loi le droit des femmes à avorter, une promesse inscrite dans son programme de campagne.

Les tweets de Donald Trump sont vite apparus comme un soutien à peine voilé aux mouvements pro-vie, mais s’ajoutant à ses éloges répétés envers le cocktail d’anticorps qu’il a reçu, cela n’a pas manqué de faire grincer des dents du côté de la communauté scientifique.

D’après plusieurs chercheurs, Donald Trump a en effet freiné la recherche sur les tissus foetaux à la demande des mouvements conservateurs, qui forment le noyau dur de sa base politique.

«Tout cela est d’une hypocrisie flagrante», a ainsi déclaré Lawrence Goldstein, cité par le quotidien américain The Washington Post. Ce scientifique, membre de la faculté de l’Université de Californie à San Diego, connaît bien le sujet puisqu’il a utilisé des tissus fœtaux dans ses recherches.

«De nombreux opposants [à la recherche sur les tissus fœtaux] n’ont pas hésité à faire volte-face ou fermer les yeux», à partir du moment où cette recherche et les thérapies qui en sont dérivées ont montré une efficacité contre le coronavirus, a-t-il résumé.

A. Rachad MOUSSA (Stagiaire)

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