FIFA : J. REMY NGONO FLINGUE FATMA SAMOURA ET CRITIQUE L’INSTANCE DU FOOTBALL INTERNATIONAL

Le journaliste camerounais et chroniqueur sportif J. Remy Ngono, a vivement critiqué, ce dimanche, sur les ondes de radio France internationale, le management de la Secrétaire générale de la Fédération internationale de Football (FIFA), la Sénégalaise Fatma Samoura. J.Rémy Ngono pointe du doigt l’inexpérience de l’ancienne fonctionnaire de l’ONU dans les organisations sportives et l’accuse surtout d’avoir, de par son influence, favorisé le Sénégal dans le cadre du Match Afrique du Sud-Sénégal que Les Lions de la Téranga avaient perdu. Par la même occasion, le journaliste indexe l’ingérence de la FIFA dans les affaires de la Confédération africaine de football (CAF), alors que pour les défenseurs de l’instance internationale du football, eux, prétendent que celle-ci apporte de l’expertise à un de ses membres qu’est la CAF. Argument que rejette catégoriquement J. Rémy Ngono.

Pour le chroniqueur de Radio foot internationale, l’expertise supposée de la FIFA à la CAF n’a rien de sérieux. «Lorsqu’on me parle de l’expertise qu’apporte la FIFA…, c’est quelle expertise»?  s’interroge le journaliste. «Lorsque vous avez, par exemple, Fatma Samoura, elle a passé 21 ans à s’occuper du programme alimentaire de l’ONU. Aucune expertise dans les organisations sportives et  ou même du sponsoring !», estime J. Rémy Ngono dans l’émission  «Le débat africain» sur RFI de ce dimanche 21 février. A cette critique contre Mme Samoura, Alain Foka l’animateur de l’émission réplique en relevant que malgré, tout Fatma Samoura «a fait quand même beau travail » et qu’« elle n’a pas besoin d’être du monde du foot pour faire du bon travail». Mais le chroniqueur sportif rebondit et enfonce le clou pour davantage fustiger la gestion de Fatima Samoura.

«C’est ce qu’on vous dit…Le travail qu’elle a  fait  est  aussi très, très dangereux dans la mesure où pour la première fois, on a quand même vu un match rejoué  parce qu’elle avait une influence. C’est-à-dire que la FIFA a fait rejouer un match de  coupe du monde entre l’Afrique du Sud et le Sénégal», répond J. Rémy Ngono à Alain Foka, non sans évoquer le contexte de l’incident auquel il fait allusion ainsi que les règles football international. « Il faut rappeler que ce match s’est rejoué 10 mois après la victoire de l’Afrique du Sud sur le Sénégal  en vue de la coupe du monde de  2018. Et on se demande comment la FIFA a pu commettre  un tel impair puisque dans la vie et dans toutes les organisations, on n’a jamais vu un match se faire rejouer sous prétexte qu’il y a une erreur d’arbitrage. Mais parce Fatima était là, elle  a voulu favoriser son pays», a insisté le journaliste, invité de l’émission « Le Débat africain » sur RFI.

Pour lui, tout ceci s’est passé en toute violation des lois du football. «L’article 5, alinéa 10 du règlement  de la coupe du monde  de la FIFA stipule que la décision  de l’arbitre sur des faits de jeu ne peuvent jamais faire l’objet d’aucune réclamation». Selon lui, la décision du bureau de  qualification de la coupe du monde est entachée d’un certain nombre de décisions  sur lesquelles on ne peut pas revenir.

Rémy Ngono  est d’autant plus choqué que selon lui,  une telle chose n’aurait pu  se produire en Europe, en Amérique Latine ou ailleurs. A titre d’exemple, le chroniqueur de radio Foot internationale rappelle qu’en novembre 2018, le but marqué de la main par Thierry Henry lors du match France Irlande n’a pas fait l’objet de reprise et que la France a perdu face à l’Irlande.

Le journaliste y voit carrément une maison impérialiste. «Jamais, la Fifa n’a demandé que ce match soit rejoué. Lorsqu’il s’agit de l’Afrique c’est là que la FIFA évoque les règles et les lois qui n’existent pas,  et même ce qu’on dit comme étant des compétences qui apporte quelque chose à l’Afrique, ça n’existe pas»,  récuse le journaliste. Dans sa charge,  J. Rémy Ngono n’a pas raté Gianni Infantino, qui croule sous le poids de quelques casseroles dans la cadre de sa gestion du football international. M. Ngono  se demande pourquoi le patron de la FIFA n’est pas encore suspendu de ses fonctions alors qu’il y a «des plaintes et des enquêtes » contre lui. Non seulement, il n’est pas suspendu, mais il va plus loin en s’ingérant allègrement dans les affaires internes de la Confédération  africaine de football.

Pour ceux qui ont tendance à dire que le football africain est gangrené par la corruption, Rémy Ngono relève que non seulement la corruption  dans le football n’est pas une exclusivité sur le continent, mais que bien au contraire, la corruption  se trouve au sommet de la pyramide footballistique. Et le journaliste de viser directement Gianni Infantino et l’organisation qu’il préside. «La première corruption vient de la FIFA. Il y a des poursuites, il y a de plaintes contre Infantino. Pourquoi est-ce que Infantino n’est pas encore suspendu et il vient directement  installer sa main  de commandement au niveau de la CAF?», s’est encore interrogé Rémy Ngono pour qui, la supposée souveraineté ou indépendance, même dans le domaine du football n’est qu’un leurre.

Dire que la FIFA apporte une expertise à la CAF ne tient pas la route pour Rémy Ngono. Bien au contraire, c’est est des niches de corruption qu’ organise  la FIFA pour des intérêts des personnes qui ont d’autres visées. «Les gens  sont en train de nous dire que la Fifa nous donne des gratuités,  de nous  donner de  l’aumône, je ne sais pas à combien cela s’élève.. Encore que c’est un autre réseau de corruption pour permettre aux Africains de soutenir certains qui squattent au  niveau de la FIFA», soupçonne le journaliste. Pour mémoire, l’élection en vue de la succession du président de la Confédération africaine de football, le Malgache Ahmad Ahmad éclaboussé par des scandales, se tiendra le 12 mars  prochain à Rabat au Maroc.

La Fédération  internationale de football (FIFA)  est fortement critiquée pour son ingérence, à nouveau, dans cette élection. Elle est notamment  accusée de prendre partie pour les candidats mauritanien  Ahmed Yahya et  sud-Africain Patrice Motseppe.  L’instance du football international n’est pas à son coup d’essai en matière  ingérence dans les affaires de la CAF. On se rappelle encore qu’en 2007, la FIFA avait ouvertement soutenu  le candidat malgache Ahmad Ahmad. A quelques semaines de la nouvelle élection, on ne connait pas encore qui sont définitivement les candidats. Il faut préciser que le président de la fédération sénégalaise de Football, Me Augustin Senghor est aussi candidat à cette élection. Sur ce plan aussi Remy Ngono n’a pas sa lange dans la poche. «Les élections au  niveau de la CAF sont terriblement influencés par Fifa, tout le football africain est  influencé par la FIFA. En Amérique du Sud, on ne peut pas voir de tels comportement», a dit le journaliste qui n’a rien concédé  à Mouad Hajji, ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF) et coordinateur général de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), qui lui prenait la défense de la FIFA.

Dans cette édition du Débat Africain, Alain Foka avait comme invités  les journalistes sportifs Philippe Doucet, Alexis Billebault, Rémy Ngono  et  Mouad Hajji, ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF) et coordinateur général de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF). 

SeneNews

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