LA LIBERTE NE SE NEGOCIE PAS, ELLE S’ARRACHE !

Comme Michel Onfray, je dirais qu’« il n’y a que deux côtés de la barricade, et je ne crains pas de dire que j’ai choisi le camp du peuple contre le camp de ceux qui l’étranglent.» L’histoire se répète, mais il serait naïf de penser que les événements naissent croissent et produisent les mêmes résultats. Certains mensonges peuvent durer des jours, d’autres des mois, les plus longs peuvent traverser des générations, le peuple finira toujours par s’en rendre compte. Dans l’histoire politique récente de ce pays, nous avons impuissamment assisté à la liquidation d’hommes politiques sur l’autel du complot et de la conspiration.

Ce genre de pratique commence à devenir une norme. Un Etat qui se croit tout puissant au sens orwellien se borne à éliminer par la peur et l’intimidation les opposants. Des citoyens qui ne demandent qu’à manifester leur différence d’opinion sont injustement arrêtés. Même la classe la plus éclairée n’ose plus prendre la parole, une entreprise de désinformation, entretenue par un certain média qui déroule la propagande. Un Etat qui ne recule devant rien pour sacrifier ses adversaires politiques. Il surveille les pensées et les actes, un big brother des temps modernes. Faisant fi de l’indignation généralisée, l’Etat entretient, sans le savoir, les germes de sa destruction.

Au commencement de toute insurrection se trouve une revendication républicaine et une abolition monarchique. Il ne faut jamais sous-estimer la colère du petit peuple. Dans un pays ou la loi ne protège plus les citoyens, la frustration aiguise l’esprit de révolte. Un Etat qui appauvrit sa population, en plus la prive de sa liberté, court à sa perte. Ce sont les symptômes de la décadence. Les signes précurseurs d’un système qui cesse de grandir et qui va tout droit vers l’effondrement.

Par Ngagne Demba Fall

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