DU JOUET DE MACKY À L’IMMINENCE DU PROCÈS DE COMPAORÉ, EN PASSANT PAR L’ECO DE MACRON ET OUATTARA,… LE REGARD D’URGENCES PANAFRICANISTES DANS CET ENTRETIEN EXCLUSIF

Dans cette interview accordée à AfricaGlobe.net et AfricaGlobe Tv, le vice-coordonnateur de l’ONG Urgences panafricanistes Sénégal Khadim Mbacké Fall passe en vue l’actualité récente de la sous-région. Au menu, la commande du nouvel avion de commandement du président Macky Sall en pleine crise sanitaire, les manœuvres de Ouattara pour saboter le projet de la monnaie commune ouest-africaine, la possible tenue du procès de Blaise Compaoré dans le dossier de l’assassinat de Thomas Sankara. Khadim Mbacké Sall opine aussi sur la zone de libre échange continentale actée depuis l’an dernier. Le L’activités panafricaniste revient également sur la demande expresse du Maroc d’intégrer la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Ces  déférentes questions sont débattues dans la vidéo ci-dessous.

Ainsi comme d’autres leaders d’opinion, la commande du nouvel avion du président Sall ne laisse pas indifférent Urgences panafricanistes. Etant entendu que cela pose une question de gouvernance. A la suite du concert de réactions et d’indignation suscité par cet acte, Khadim Mbacké Sall, le vice- coordonnateur de l’ONG Urgences panafricanistes  «dénonce» également cette dépense somptuaire  faite au détriment des urgences et des priorités du Sénégal.

Quant à ceux qui tentent de justifier cet achat prétendant que l’appareil a été commandé depuis 2019, bien avant la crise sanitaire, ils ne peuvent convaincre nullement le vice-coordonnateur de l’ONG panafricaniste Sénégal. Pour  Khadim Sall, les problématiques, les urgences, les priorités du Sénégal de 2019 à 2021 n’ont pas changé même si la crise sanitaire les y a renforcées. De ce point de vue, même si l’appareil avait été commandé  10 ans, plus tôt,  cela reste un mauvais choix de gouvernance qu’il faut dénoncer de l’avis de l’activiste. Urgences Panafricanistes a  été très active depuis quelques années dans la dénonciation du francs CFA, obligeant les dirigeants ouest-africains à mettre en œuvre le vieux projet de la monnaie souveraine commune de la CEDEAO. Seulement certains dirigeants comme le président ivoirien ont tout fait pour que la France puisse avoir à nouveau le contrôle de cette monnaie dénommée ECO. Cela aussi Urgences panafricanistes le dénonce avec vigueur.

L’organisation conteste l’ECO sous sa forme actuelle parce que les peuples africains ne veulent pas d’une nouvelle monnaie qui n’a de nouveauté que de nom. En d’autres termes, c’est une copie du franc CFA qu’on a  rebaptisé  ECO  porté tristement par Alassane Ouattara et  honteusement validé par son maître Macron.   In fine, par les manoeuvre de Ouattara, la France est toujours dans le coup, le loup est toujours dans la bergerie. et URG Panaf le dénonce cette manoeuvre. Le président Ouattara n’a pas à décider avec Macron de la monnaie que doit avoir la sous-région. De ce point de vue, Urgences panafricanistes demande qu’un référendum soit organisé dans les pays  de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) afin que les citoyens puissent choisir librement le type de monnaie qu’il veulent. L’activiste  panafricaniste salue  le déclenchement du processus de la nouvelle monnaie  «projet de l’ECO» comme une avancé dans le principe certes, mais dans le fond, il faut changer d’orientation. Autrement, de la même manière que le président de URG PANAF Kémi Seba avait brûlé le franc CFA, « il faudra non pas brûler l’ECO, mais carrément «incendier l’ECO» parce que la France y a toujours sa main derrière et son nez dedans.

L’annonce du procès de Blaise Compaoré dans l’assassinat de Thomas Sankara est bien accueillie par l’ONG. Même si ce procès ne sera pas assez pour cicatriser les plaies. Encore le principale accusé, l’ex président Blaise Compaoré ne sera sans doute pas présent au procès. Au moins la veuve de Sankara connaitra la vérité. La justice sera rendue au nom du peuple burkinabé et africain qui a perdu un digne fils qui aimait son pays et son continent. Pour mémoire le 14 avril dernier la justice burkinabé a fait une mise accusation des principaux individus concerné par l’assassinat de Thomas Sankara dont le principal est Blaisé Compaoré, fugitif et réfugié en Côte d’Ivoire, pays de son épouse, après son renversement par la rue en octobre 2014. Alassane Ouatara lui a donné la nationalité ivoirienne pour le protéger et surtout le rendre « inextradable » alors même qu’un mandat d’arrêt internationale est lancé contre lui. De facto même s’il devra être jugé, il ne le sera que par contumace. Pour sûr, sa mise en accusation a été actée ainsi que tous ceux qui gravitent autour. «L’heure de la justice a enfin sonné, un procès peut s’ouvrir. Il appartient donc au procureur militaire de programmer une date d’audience», s’est félicité Me Guy Hervé Kam en avril dernier.

Opinant sur la mise en œuvre de la Zone de libre échange continentale (ZLECA) acté l’an dernier, Khadim Mbacké Sall estime que l’initiative est salutaire certes, mais intervenue trop tôt. Il aurait fallu travailler d’abord à l’industrialisation des pays du continent avant d’aller à cette étape. Sur un autre plan, Khadim Macké Sall revient sur le  désir ardent et affiché du Maroc d’intégrer la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Selon lui c’est le Maroc qui a  tout à gagner dans ce projet parce qu’en matière de développement, le Maroc est très avancé comparé aux pays de la CEDEAO.  Dit autrement, le Maroc profitera au maximum s’il intègre la zone puisque il profitera d’un marché de consommation de 350 millions d’habitant, parfait pour être un relais de croissance du royaume chérifien.

Depuis environ 5 ans, l’ONG Urgences panafricanistes trouble le sommeil des dirigeants africains qu’elle considère comme des valets de la France impérialiste, pilleuse des ressources du sol et du sol sous d’Afrique et qui contrôle l’économie de ses anciennes colonies. Kemi Seba, le président de l’ONG et grand empêcheur de tourner en rond de ces dirigeants est d’ailleurs interdit d’entrer dans divers pays africains comme la Guinée, le Togo ou encore le Sénégal d’où il a été expulsé avant de rejoindre son pays d’origine, le Bénin. 

Urgences panafricanistes  s’approprie, en quelque sorte, le combats  des dignes fils d’Afrique  et leaders panafricanistes comme Thomas Sankara, Patrick Lumumba ou encore Kwame Nkrumah.

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