LES RESEAUX SOCIAUX MENACES OU OPPORTUNITES POUR LES JOURNALISTES ?

Un résumé de ma présentation en « power point » lors de la « Section d’apprentissage » du club « Journalisme et communication » de l’#EnsupAfrique. Thème : Les réseaux sociaux menaces ou opportunités pour les journalistes ?
Je me suis beaucoup intéressé au livre de Valérie Jeanne-Perrier : « Les journalistes face aux réseaux sociaux? Une nouvelle relation entre médias et politiques ». Pour dire combien les réseaux sociaux (RS) sont désormais au centre des relations entre journalistes, politiques et publics.
Les réseaux sociaux reprenaient, à l’origine, les logiques du « web 1.0 » héritées des chats, des forums et des blogs.
Aujourd’hui, les politiques, les acteurs socio-économiques, s’en servent comme une façon de marquer un « rejet de la médiation journalistique ». Le journalisme chahuté, perd de son influence.
Un autre constat : De moins en moins d’internautes se rendent directement sur le site web d’un média d’informations, ils lisent les informations sur les réseaux sociaux.
Si beaucoup de journalistes pensent que les RS concurrencent les médias d’informations traditionnels, c’est que les gens (72 % selon une étude Pew Research Center) accèdent à l’information via les réseaux. D’abord, car il est pratique d’avoir le divertissement et l’information sur une seule plateforme.
Facebook a bien remarqué cette tendance à lire l’actualité sur les réseaux sociaux et a décidé d’héberger des articles journalistiques sur sa plateforme « Instant Articles », depuis mai 2015. Les journalistes n’ont pas le choix. L’appropriation, est la seule voie « pour s’en sortir ».
S’approprier les RS, c’est y installer une identité, d’y devenir presque une marque : « Les plateformes permettent […] de réactiver l’imaginaire du journaliste intrépide, reporter avant tout », explique Valérie.
La « soumission à la plateforme est totale » écrit-elle. « Le journaliste…n’écrit plus sa partition propre, il obéit à la structure d’un RS omnipotent ».
D’après une étude de Cision France, 91% des journalistes utilisent les réseaux sociaux dans le cadre de leur travail. Et 54% déclarent même ne plus pouvoir s’en passer pour exercer leur métier. Les réseaux sociaux ne sont donc pas une simple mode, mais un outil de travail à part entière dans le métier de journaliste.
L’histoire semble se répéter. Si l’on sait qu’on avait déjà accusé la télévision de pousser l’information à l’info-tainment.
Mais le passage qui attire beaucoup l’attention vient peut-être en conclusion, c’est quand on parle « d’ochlocratie numérique » en vogue. Décrite par le théoricien grec Polybe, l’ochlocratie s’oppose à démocratie. En effet, si le grec demos signifie « peuple », ochlos signifie foule.
Et ces interrogations du philosophe français Roger-Pol Droit : qui donc détient la légitimité la plus forte? Est-ce l’expression de la colère, les cortèges qui rassemblent les masses? Sont-ce les parlementaires et gouvernants, le législateur et l’exécutif? […] Sans être jamais définitivement tranchée, l’interrogation se trouve aujourd’hui transformée par les réseaux sociaux, l’immédiateté des réactions et leur viralité »
Ma conclusion : « Tout ce qui ne tue pas, engraisse ». « Lu ray-yul, rëyël ».

Par Mame Gor NGOM

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