LA MORALE POLITIQUE AU PLUS BAS AU SENEGAL

Si nous devions prendre la température de la loyauté et de la moralité au sein de la classe politique sénégalaise, nous pourrions diagnostiquer : maladie incurable.
Ce matin, Mamadou Diop Decroix, leader d’Aj/Pads, a déclaré dans le « Grand jury » de la RFM, qu’il échangeait souvent et personnellement avec Karim Wade, leader du PDS.
C’est ainsi qu’il parle au nom de Karim Wade pour dire que l’exilé exige la révision et non l’amnistie.
Là, je m’intéresse plutôt à dénoncer l’hypocrisie de cette classe politique qui ne peut en rien faire avancer le pays, qui ne miroite le pouvoir que pour ses propres intérêts.
J’avais écrit une série d’articles en juillet, août et septembre 2019 pour révéler l’entrisme de certains opposants. C’est ainsi que j’avais dévoilé les réunions secrètes entre le Président Macky Sall et Oumar Sarr. Dans la même continuité, j’avais révélé celle de Mamadou Diop Decroix, avant le départ de Macky Sall pour le sommet de Biarritz.
Sur sa page Facebook, Mamadou Diop Decroix m’avait répondu pour démentir cette information. Or lorsque je regroupe les échanges « fréquents » entre Decroix et Karim Wade, et ma dénonciation d’entrisme, c’est là où je mesure la bassesse de cette classe politique.
En effet, c’est Karim Wade qui était ma principale source pour m’indiquer ceux qui négociaient avec le pouvoir, avant, pendant et après les élections de février 2019. C’est Karim Wade qui m’a informé sur le déplacement, en cachette, de Mamadou Diop Decroix à la présidence.
C’est le même Karim Wade qui, dans une réponse écrite WhatsApp, a traité Mamadou Diop Decroix de menteur lorsque je l’ai prévenu de la réponse de ce dernier sur sa page Facebook.
Je terminerai par une citation d’Albert Camus que j’ai déjà citée dans un de mes éditos : « Nous sommes décidés à supprimer la politique pour la remplacer par la morale. C’est ce que nous appelons une révolution. »
Le PDS ne mériterait-il pas des leaders plus intègres ?

Emmanuel Desfourneaux

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