OBJECTION A LA POLICE QUI NIE LES TORTURES!

L’impunité qui règne face aux actes de tortures est extrêmement grave. Quand on veut entamer des poursuites judiciaires face aux membres de forces de sécurité, il faut l’autorisation du ministère de l’Intérieur pour les policiers ou de la Défense pour les gendarmes et militaires. Ces derniers sont souvent réticents face à la poursuite de ces forces de sécurité.
Pourtant les textes nous disent que : « Le Sénégal est un État de droit où la Constitution garantit à tous les citoyens l’égalité juridique. »
Combien de policiers ou de gendarmes qui sont présumés coupable ont été traduits en justice ?
En 2007, Dominique Lopy est arrêté au commissariat central de Kolda suit à une plainte du Président du Conseil Régional de Kolda pour le vol d’un téléviseur. Un des policiers avait affirmé à la maman du défunt que s’il ne rend pas le téléviseur, ils allaient le tuer. Il est mort durant sa garde à vue. Durant les manifestations de la population, un tailleur du nom de Dioutala Mané, sortait de son atelier pour traverser la rue, il sera abattu d’une balle dans le dos par les forces de sécurité.
Alioune Badara Diop est mort dans les locaux du Commissariat de Ndorong à Kaolack. Il avait été arrêté suite à une plainte pour abus de confiance lié à un achat d’une moto. Durant sa garde à vue, il sera trouvé mort dans sa cellule.
Modou Bahoum, est mort dans les locaux de gendarmerie de Karang en 2009 durant sa garde à vue. Le motif de l’arrestation n’est autre que le trafic de chanvre indien.
En 2009, Aboubacry Dia est décédé dans les locaux du commissariat de Matam. Le certificat d’inhumation fait état d’une asphyxie mécanique et l’autopsie a conclu une mort par strangulation.
Des étudiants ont été tués et les procédures traînent et des informations sont retenues par les autorités.
Et d’autres…
Mohamed Dia

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