PALUDISME : INCERTITUDES SUR LE DEPLOIEMENT DU VACCIN

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a depuis peu, recommandé le déploiement à grande échelle du premier vaccin contre le paludisme en Afrique subsaharienne. Toutefois, des incertitudes subsistent sur l’acquisition et la distribution du projet.

La nouvelle du vert fert de l’OMS à propos du vaccin contre le paludisme a été plutôt bien accueillie. Passée l’euphorie, des scientofiques tiennent tout de même à émettre des réserves concernant cette campagne de l’organsation onusienne.

Simon Kariuki, directeur de recherche à l’Institut de recherche médicale du Kenya, qui a participé aux essais de ce vaccin, redoute par exemple que les grands obstacles soient désormais le financement des mécanismes permettant aux pays endémiques du paludisme d’acquérir les doses nécessaires et de les distribuer dans ces pays.

Selon le dernier rapport mondial sur le paludisme, on estime à 229 millions le nombre de cas de paludisme enregistré dans le monde en 2019 ; la région africaine de l’OMS représentant 94 % de tous les cas et décès. Le paludisme est responsable de 260 000 décès chaque année chez les enfants de moins de cinq ans en Afrique.

Toutefois, le fait que le vaccin ne soit efficace qu’à 30 % pour réduire les cas graves de paludisme pose aussi problème. Brian Greenwood, professeur de médecine tropicale clinique à la London School of Hygiene and Tropical Medicine qui a joué un rôle clé dans la recherche sur les vaccins, déclare que le RTS,S n’offrait pas une protection complète mais avait « un grand potentiel pour réduire les décès et les maladies dans les zones à forte charge, en particulier lorsqu’elles sont combinées avec d’autres interventions telles que la chimioprévention du paludisme saisonnier et les moustiquaires ».

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