PARANOÏA ? NON…MAIS PRENONS NOS GARDES MESSIEURS!

Hier, à 13H, à l’heure de pause, je marchais aux alentours de mon service pour rentrer à la maison. Soudain, une dame, un sac en bandoulière, m’aborda. « Que vous êtes bien sapé ! Quelle élégance de votre part, Monsieur ! J’adore quand c’est propre comme ça ! Je me sentis flatté et me demandais pourquoi une telle déférence de sa part, encore qu’on ne se connaît pas.
Elle marchait après moi et plongea sa main dans son sac. J’eus un peu peur mais je gardais mon calme. Puis elle sorti un article et me dit : « j’ai quelque chose pour vous, pour parfaire votre beau code vestimentaire ». Elle me tendit le produit (menthe fraiche sous forme de comprimé) pour rafraîchir l’haleine, dit-elle.
Naturellement, elle déployait toute sa stratégie de marketing, martelant tout le lexique à sa disposition. Je répondis que je n’avais pas d’argent par devers moi. Elle me dit qu’elle pouvait me laisser son produit et passer chercher son argent au bureau. Je répondis qu’elle risquait de ne pas entrer dans ses fonds à temps, prétextant que je me déplace beaucoup entre les régions.
C’est alors qu’elle me sorti une solution : « vous pouvez prendre le produit et m’envoyer l’argent par transfert (OM). Alors là, je me sentis un peu coincé et une solution me vint en tête. « Mme, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Et si je vous donne un faux numéro ou que je tarde à vous envoyer votre argent ? ». Elle persista.
Je n’allais jamais prendre son numéro dans la rue. Je n’imaginais même pas lui transférer de l’argent à partir d’un autre numéro pour qu’elle affirme que je ne l’ai pas payé ni lui envoyer de l’argent à partir de mon numéro et livrer une donnée personnelle sensible qui pourrait se révéler compromettante contre moi.
Elle finit par comprendre que je n’étais pas disposé à payer ou prendre son produit à crédit. Elle abdiqua et on se dit au revoir non sans nous regarder les yeux dans les yeux. Je poursuivais mon chemin quand sa collègue lui dit : « les hommes se méfient maintenant. Il protège son numéro », comme si elle lisait dans mes pensées.
Les deux rigolèrent. Je me retournais et on se regarda deux secondes. « C’est l’affaire du viol » qui a mis la puce à l’oreille de tous les hommes. J’étais soulagé de ne pas avoir payé un produit dans la rue mais plus soulagé par la protection de mon numéro de téléphone. Qui sait si elle n’allait pas brandir cette preuve contre moi ?
A tous les hommes, attention ! ça ne blague plus. Achetons nos produits en surface ou en magasins. Histoire de « prenez et transférez-moi l’argent après », ce n’est pas sûr. Pas de paranoïa mais soyons méfiants. Il y a une sensation de menace permanente et un sentiment de persécution. Prenons nos gardes !

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