POURQUOI L’INTERÊT DE LA BANQUE MONDIALE ET CIE POUR LA ZLECAF M’INQUIETE ?

Dans cette quatrième et dernière partie de l’entretien avec AfricaGlobe Tv et AfricaGlobe.net, l’économiste Demba Moussa Dembélé décrypte la mise en œuvre de cette zone de libre échange continentale et la coopération sino-africaine. L’économiste analyse également les relations sinon-Africaine alors que l’occident est en perte de vitesse en Afrique. 

La Zone de libre échange continentale africaine (Zlecaf), actée en 2020, est censée réduire, voire supprimer les taxes douanières afin de réalisation l’intégration économique du continent de Rabat au Cap et de Djibouti à Dakar. La Zlecaf sur le papier, c’est un marché commun de plus de 1,3 milliard d’habitants, 3400 milliards de dollars de création de richesses, des dizaines de millions d’Africains sorti de la pauvreté d’ici 2035 et presque au moins autant d’emplois créées. Si beaucoup d’Africains saluent le projet, certains estiment qu’il est lancé un peu trop tôt avant quelques préalables. Et pour cause, le tissu industriel du continent reste peu développé. 

En outre, certains y subodorent le risque d’importation et de réexportation de produits non africains sur le continent. Ce qui ne profiterait qu’aux pays étrangers. Dans une Afrique où ces dernières années, il y a une course effrénée à la création de nouveaux ports, d’autres encore s’interrogent sur l’opérationnalité de la Zlecaf. Parce que la multiplication des ports ont pour visée la compétitivité et donc la concurrence. Or peut-on viser l’intégration en se livrant à une concurrence sans merci entre partenaires plutôt que de s’organiser pour que chaque pays ou région se spécialise dans un domaine ? 

L’invité d’AfricaGlobe Tv et AfricaGlobe.net relève pour s’en désoler de ce qu’en général, les pays africains signent un tas d’accords aussi bien à l’échelle régionale que continentale, mais ils ne se préoccupent pas de leur mise en application à l’échelle nationale. Ce qu’on signe n’est pas ce qu’on applique. En d’autres termes, les nationalismes prennent trop souvent le dessus sur les ensembles (régional, sous-régional ou continental). Sous prétexte d’émergence, on privilégie les projets nationaux court-termistes que des projets continentaux qui ont besoin d’un temps long.

 Dans un contexte où la coopération avec la Chine s’intensifie comment est-ce que les pays africains peuvent tirer profit de cette coopération sachant la puissance de feu avec laquelle opère la Chine au nez et à la barbe des Occidentaux clairement jaloux de perdre leur influence en Afrique. L’invité d’AfricaGlobe donne également les réponses sur la coopération sino-africaine et décrit comment les Africains peuvent bénéficier de ce grand partenaire.

Forgot Password