RDC : EXAMINATION EN COURS D’UN RAPPORT ACCABLANT SUR LA SICOMINES

Un rapport concernant la Sino Congolaise des Mines (Sicomines), la joint-venture sino-chinoise dénonce un contrat signé entre la RDC et des sociétés chinoises en 2008 comme « un préjudice sans précédent dans l’histoire du Congo ».

Le rapport n’est pas encore définitif, mais reste de tout même accablant. La Sicomines, la coentreprise sino-congolaise créée suite à l’accord de coopération conclu entre Kinshasa et des sociétés chinoises en 2008 est sur la sellette.

Dans les termes du contrat de départ, six milliards de dollars de prêts, dont la moitié pour construire des infrastructures seraient remboursés par l’exploitation de matières premières. Annoncé en grandes pompes à l’époque par les autorités congolaises, un rapport provisoire de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) estime que l’accord était très défavorable pour la partie congolaise.

Selon le rapport, malgré le fait que la RDC apporte l’essentiel des actifs de cette joint-venture sous formes de gisements miniers, elle n’a que 32% des parts sociales. De plus, l’étude de faisabilité réalisée par les Chinois a largement sous-évalué les réserves de ces gisements, ce qui accentue encore le préjudice, souligne RFI.

Mieux, en 2017, un avenant secret à la convention est signé. Il s’agit d’un accord sur les bénéfices dont même le ministère des Mines ignorait l’existence, selon le rapport. L’accord prévoit le versement de dividendes dès la première année aux actionnaires alors que c’est justement parce qu’il n’était pas question pour les actionnaires d’obtenir des dividendes que ce mégaprojet minier avait été exonéré du paiement de taxes douanières et fiscales.

De plus, sur les trois milliards prévus pour les infrastructures, moins d’un milliard a été réellement décaissé par la partie chinoise, et de nombreux projets qui avaient été identifiés comme prioritaires n’ont jamais été réalisés.

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